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« Folle soirée » au théâtre d’Hérouville

lundi 31 octobre 2016, par Professeurs de Lettres.

Les élèves de 1STHR vous racontent leur sortie au théâtre où ils ont assisté à une représentation de la pièce de Beaumarchais qu’ils ont étudiée en classe.

Récit
Le vendredi 30 septembre nous sommes allés au théâtre d’Hérouville pour voir la pièce s’intitulant La Folle journée ou le mariage de Figaro mise en scène par Rémy Barché. Nous sommes arrivés vers 18h30 et nous sommes installés vers 19h. La représentation a duré quatre heures. Avant d’aller voir cette pièce, nous avons étudié en parallèle en classe son déroulement, nous avons donc été très surpris de voir comment elle a été jouée.

Impressions : « je ne m’attendais pas à ça »
Je pensais que j’allais m’ennuyer toute la pièce et que ça allait m’endormir et donc que je ne verrais rien du spectacle. Sauf que j’ai été agréablement surpris du contenu de cette pièce car elle était drôle avec pas mal d’action ce qui faisait passer le temps vite et c’est aussi ce qui m’a fait aimer cette pièce. Toutefois j’ai été très surpris par l’attitude du comte quand il est arrivé en peignoir sur scène et qu’on s’est rendu compte qu’au final il était entièrement nu en dessous !
Pierre

J’ai trouvé que cette pièce n’était pas faite pour des enfants mais plutôt pour des adolescents. C’est réservé à un public assez restreint et plutôt majeur ; mis à part ça, j’ai trouvé l’ensemble de la pièce réaliste et très bien fait, le jeu des acteurs était très bien et la mise en scène était plutôt originale. Je préfère cette mise en scène à celle que l’on a étudiée en cours car pour moi elle était plus compréhensible dans le jeu des acteurs.
Logan T

La pièce Le Mariage de Figaro m’a beaucoup plu. Je ne m’attendais pas à ce que l’œuvre de Beaumarchais soit revisitée à ce point. Malgré la couleur rose, omniprésente dans la représentation, j’ai beaucoup apprécié la modernisation de l’histoire comme avec la musique, elle était actuelle. Les costumes étaient faits de façon à ce qu’il y ait un mélange d’époques, celle de l’écrivain et la nôtre, par exemple des lunettes de soleil avec un costume queue de pie. J’ai également apprécié le jeu des acteurs, ils étaient convaincants et ils dévoilaient la personnalité que le metteur en scène leur a choisie, c’est-à-dire très exubérants pour certains ou aux sens aiguisés pour d’autres. Cette pièce de théâtre a, de mon point de vue, abordé des sujets sensibles à l’époque de Beaumarchais tels que la place et l’intelligence de la femme mais aussi des sujets tels que les classes sociales et l’abus de ces droits envers les plus « faibles » socialement parlant. Malgré la difficulté d’aborder ces sujets, Beaumarchais les a traités avec dérision et humour. Je finis donc par dire que Le Mariage de Figaro mis en scène par Rémy Barché et écrit par Beaumarchais m’a beaucoup plu.
Lucie M.

Lorsque j’ai appris qu’on allait voir la pièce Le mariage de Figaro, je m’attendais à une pièce de théâtre basique et lassante, alors que pas du tout… Le metteur en scène Rémy Barché a su faire de son spectacle quelque chose d’attractif et d’amusant. Les acteurs ont, je pense, bien joué leur rôle. J’ai trouvé ce spectacle vraiment très drôle et captivant et je n’ai ressenti qu’une longueur : le monologue de Figaro. J’ai un seul point négatif sur lequel je voudrais appuyer : je ne vois pas pourquoi l’auteur a voulu mettre de la nudité dans sa pièce ; selon moi ce n’était vraiment pas nécessaire. Pour conclure, je pense que c’est un bon spectacle et qui pourrait particulièrement être regardé pas des lycéens.
Arnaud

Décors
Le premier décor accompagnait la scène qui a été enlevée du livre de Beaumarchais. Sur le plateau se trouvait une ligne de gros ballons, des lumières étaient en bas, elles n’étaient pas encore montées, une estrade avec des micros et des enceintes pour les chanteurs. Puis vient l’acte I, où était représentée la chambre de Suzanne et de Figaro offerte par le comte, sans mur, avec un grand lit à gauche, les gros ballons encore accrochés à une poutre mobile et des lustres étaient posés sur le sol.
Le décor change à l’acte II pour représenter la chambre de la Comtesse avec des rideaux roses et blancs pour faire la délimitation des murs, le lit était maintenant placé au milieu de la pièce, deux lustres (un plus bas que l’autre) et les ballons étaient remontés au plafond et une armoire se trouvait à gauche (qui allait remplacer le cabinet de toilette énoncé dans la pièce de Beaumarchais).
A partir de l’acte III, une salle d’audience était représentée avec un mur de fer coupant la scène pour juste laisser le devant de la scène, une chaise de sauveteur pour le comte se trouvait au milieu, à gauche une table avec une chaise pour le greffier, et à droite une chaise pour le juge.
L’acte IV, représentait une salle pour une fête avec quatre bancs posés deux à deux en parallèles, avec tous les petits ballons tapissant le sol et une boule de discothèque accrochée au plafond. Au mur il y avait des rideaux rouges.
Enfin l’acte V représentait « les marronniers » : un jardin du château du comte, dans l’obscurité, avec au fond de la scène une grande estrade avec sur sa droite une petite cabane en bois et sur le devant quatre tables posées en longueur, munies de bancs. A la fin, tous les ballons ont été lâchés. Pendant tous les actes, le nom de la ville d’Aguas-Frescas, en forme de ballons, était accroché au fond de la scène.

Musique
Les ajouts de musique sont nombreux dans le spectacle, parfois enregistrés, parfois chantés et joués sur le plateau par les comédiens. Ils sont, le plus souvent, présents pour amplifier l’univers de fête. Ils ont une fonction divertissante et ludique. Cependant, certains morceaux peuvent avoir une toute autre fonction, comme la reprise de Bob Marley à l’acte V qui peut aussi renvoyer à l’idée de révolution et inviter le spectateur à changer la société qui l’entoure.
Divers morceaux interprétés lors de la pièce de théâtre :
- "Are you gone a be my girl’’ de JET.
- "SkinnyLove" de Birdy interprèté par Fanchette.

Les lumières
La couleur principale de cette pièce était le rose ce qui représente la romance et le charme du mariage. Nous avons remarqué qu’au fil du temps de la pièce, la luminosité diminue : au début de la pièce la scène est très lumineuse puis à la fin on ne voit presque plus rien, il fait nuit. Il y avait des lustres dont certains ornés de bougies, il y avait également une boule à facettes ce qui créait une ambiance lumineuse particulière.

Le jeu des comédiens
Figaro était joué par un jeune homme, plein de classe, vif d’esprit, amoureux. Il donnait l’impression d’être en mouvement tout le temps. Le comédien jouait un peu un Figaro « beau gosse » avec ses lunettes de soleil et sa coupe de cheveux.
Suzanne est tactile et explicite dans ses mouvements, si elle veut envoyer un message aux spectateurs ou aux personnages, elle n’ira par « quatre chemins ». Elle donne un impression de furie sur scène, toujours déchaînée, déjantée et fière, on a en face de nous dans cette pièce une Suzanne imposante avec un caractère bien trempé, le fait qu’elle fume une infinité de cigarettes sur scène accentue ce côté femme fatale.
Le Comte, joué par un comédien grand et dégarni, donne dans cette pièce l’impression d’un être idiot et souvent trompé par les autres personnages, c’est le bouc émissaire des personnages, il était souvent énervé sur scène et assez « démonstratif » et cru dans ses actions, il donnait aussi une impression impitoyable et sans sentiment, un peu à la Marcellus Wallace.
La comtesse est un personnage assez difficile à analyser de par le fait que cette comédienne n’est pas bonne : pour être plus précis, en la regardant jouer je n’ai rien ressenti, je trouve ce personnage vide et inintéressant.
Chérubin est un jeune page au service du comte ; dans cette pièce on vit son passage à l’adolescence. Chérubin est un personnage encore plus démonstratif que Suzanne et le Comte dans ses gestes, Chérubin est un vrai coureur de jupons, passant de Suzanne à la Comtesse puis à Fantine, le jeu de Chérubin était le plus intéressant à mon avis, la comédienne correspondait parfaitement au rôle, elle utilisait beaucoup le public pour illustrer ses répliques, elle courait partout sur scène, ça lui donnait un côté enfantin.

Voir en ligne : Lien vers une vidéo du spectacle