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Les 1re STHR au théâtre d’Hérouville

lundi 15 janvier 2018, par Professeurs de Lettres.

Les élèves de 1re baccalauréat technologique hôtellerie vous racontent leur sortie au théâtre.

Nous sommes allés le 13 Décembre au Théâtre d’Hérouville voir la pièce Légendes de la forêt viennoise mise en scène par Yann Dacosta inspirée de l’œuvre de l’auteur autrichien Ödön von Horváth. La pièce a duré 2h30, il y a eu un entracte de 15 minutes au bout d’1h30. Dans le public il y avait toute sortes de spectateurs : des élèves et des adultes, ce soir-là la salle était remplie. Le Théâtre d’Hérouville est le lieu occupé par la comédie de Caen, scène nationale subventionnée par l’État.
Nous avions déjà lu en classe les premières scènes afin de prendre connaissance de l’intrigue. La pièce s’est terminée à 23h, nous nous sommes donc séparés aux environs de 23h15 puis retour au lycée à 00h20 pour les internes.

L’histoire
Cela se passe vers les années 1920, à Vienne dans un quartier avec ses boutiques. Marianne, la fille de Magicus, un marchand de jouets, va épouser son voisin, le boucher Oscar. Ils se fiancent au cours d’un pique-nique en forêt mais elle tombe vite très amoureuse d’Alfred, un garçon douteux qui joue aux courses et qui vit aux crochets de Valérie, son amante, la cinquantaine, qui tient une boutique de tabac-journaux. Marianne s’enfuira avec Alfred. Mais à la maison, pas d’argent et un bébé à élever : Alfred ne gagne pas sa vie et obligera sa compagne à envoyer l’enfant chez sa mère et sa grand-mère qui vivent à la campagne. Mais le bébé y mourra, dans des conditions douteuses. Sans un sou pour vivre, Marianne refuse alors de faire le trottoir comme de nombreuses jeunes ouvrières, mais accepte de danser nue dans une boîte de nuit. Son père vient y passer une soirée avec un ami viennois émigré aux États-Unis, et de Valérie qui vit maintenant avec Éric, un étudiant juriste proche de l’extrême-droite. Déjà très imprégné et en colère, Magicus va découvrir l’activité de Marianne qui essaye de piquer à son ami un billet de cent schillings, et qui se retrouvera en prison. Valérie réussira malgré tout à réconcilier Marianne et son père. Retour à la case départ : Oscar le boucher propose alors à nouveau à Marianne de l’épouser.
D’apres Philippe de Vignal
http://theatredublog.unblog.fr/2017/10/24/legendes-de-la-foret-viennoise-dodon-von-horvath-mise-en-scene-de-yann-dacosta/

La musique
Les musiques de la pièce sont nombreuses et souvent jouées sur scène avec différents instruments tels que le violon, la guitare électrique, la flûte traversière, l’accordéon et le piano. Certaines musiques sont tirées de la pièce et d’autres rajoutées par le metteur en scène pour accentuer les émotions et les ressentis des personnages. Par exemple dans l’acte II de la deuxième partie, Marianne et Alfred s’exposent à des tensions qui donnent suite au morceau de guitare électrique pour accentuer la mélancolie et la tristesse de Marianne. On remarque également que le premier morceau de la pièce est dans le texte joué au piano tandis qu’il est joué au violon sur scène. Dans l’ensemble les morceaux de musique au théâtre apportent beaucoup au sens de la pièce et nous aident à mieux comprendre le sens de l’œuvre et amplifient le jeu des acteurs. Toutes les musiques dans cette pièce sont très bien intégrées et très représentatives des situations.

Décors et lumières
Sur ces sujets, pour commencer nous avons pu constater un très gros travail du metteur en scène. En effet au début de la représentation, le spectateur découvre la maison de la mère du personnage principal, Alfred. Cette scène était représentée de façon abstraite. En effet la campagne et la nature étaient représentées par un fond vert.
Ensuite nous étions plongés dans un décor fort en lumière entre commerçants et vie rurale, il s’agissait de 3 façades de différents commerces tels que une boucherie, un bureau de tabac et pour finir une droguerie.
Entre chambres, vallées et fête de famille, de nombreux décors se sont succédé tous pertinents et uniques les uns et les autres, mais un a particulièrement retenu notre attention, celui du Cabaret. Effectivement le plateau était riche en équipements, il y avait un bar disposé sur la gauche, une scène imposante au milieu et des canapés retirés sur la droite.
Nathalie Perrier est la créatrice des lumières, c’est elle qui s’occupait de les projeter comme par exemple pour la scène de la baignade où il fallut mettre en évidence une lumière bleue pour pouvoir la simuler.
« Le décor, autant que possible pas caricatural non plus, s’il vous plaît. Le plus simplement possible, s’il vous plaît, devant un rideau avec un paysage vraiment naïf, mais avec de belles
couleurs s’il vous plaît. » Telles étaient les recommandations de l’auteur Ödön Von Horváth. Yann Dacosta a donc respecté parfaitement les demandes de ce-dernier.

Les costumes
On peut percevoir deux types de costumes, des costumes ruraux et d’autres urbains.
Dans les costumes ruraux, dans la famille de Alfred, la grand-mère et la mère sont habillées de longues robes très colorées qui correspondent aux styles vestimentaires des années 30.
Pour les costumes de ville, la plupart des personnages masculins sont habillés d’une façon classique avec une chemise, un veston et une cravate. Pour les femmes on retrouve à nouveau des robes mais mieux taillées, plus propres.
Mais lors d’une scène dans un cabaret, les tenues deviennent plus provocantes, les femmes sont plus dévêtues, et les autres tenues restent extravagantes comme notamment le gentleman américain avec son manteau de fourrure ou aussi Magicus qui finit la chemise ouverte.

Opinion
Nous avons trouvé cette pièce sympathique, quelques scènes nous ont surprises. En effet, nous avons trouvé qu’il y avait un certain contraste entre la première partie et la deuxième, la première partie était un peu longue et ennuyante sur la fin alors que la deuxième partie était beaucoup plus vivante, il y avait plus de lâcher prise et de folie. Mais dans l’ensemble nous avons bien aimé cette représentation.